these violent delights have violent ends. (romee)



 
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 these violent delights have violent ends. (romee)

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Venue en ville : 19/03/2017

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Celeb + © : cora keegan.

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ce message a été posté le Lun 20 Mar - 0:06

romee "fauve" lehane
but you don't know me,
you don't own me at all.

prénom(s), nom : romee, bien trop sensible, bien trop doux pour toi. tu vis par les poings, la violence, l'extase d'un corps fiévreux, tu n'as rien de fragile, tu incarnes cet excès de fougue parfaitement incontrôlable, tu es cette comète lancée à pleine vitesse, qui brûles, d'une ardente ferveur, et que personne ne pourra jamais consommer. tu es comme éternelle, au travers ton intense révolte, tu te consumes, sans cesse, à en brûler le reste du monde et tout les autres. ils devraient avoir peur de toi, tu n'as pas conscience d'être ce soleil ardent, tu n'as pas conscience qu'ils sont tous tels icare, à vouloir voler trop près de toi, sans réaliser qu'ils vont s'embraser, se consumer, là, près de toi, tu ne t'arrêtes jamais, tu aurais du t'appeler tornade, tempête, éclair, le chaos lui-même. pourtant, tu es romee. celle, qui dans le fond, sous ces masques de ferveurs et d'horreurs, dissimule une certaine sensibilité, celle que tout le monde possède à l'origine, celle que tu t'efforces de dissimuler, pour ne jamais la révéler. ils ne doivent pas savoir qui tu es vraiment, là, au fond. en un sens, toi aussi tu as finis par y croire.
lehane, ce nom duquel tu voudrais bien te défaire, l'abandonner, ne plus y penser, être simplement romee la rebelle, romee la chandelle, romee la passionnelle. tu as le sentiment que tu n'as jamais appartenu à cette famille, ils ne te ressemblent pas, ils sont à des milliers d'années lumière de toi. parfois, tu aurais aimé être comme eux, tu aurais aimé ne pas brûler d'une telle ardeur, tu aurais aimé être parfaite. mais, tu es toi, tu es celle qui vit toujours trop vite, toujours trop fort, celle qui est toujours en décalage avec le reste du monde.  
tu ne seras jamais comme eux, et ils ne seront jamais comme toi.

surnom là-bas, en enfer, là où ils t'ont envoyés, tu n'étais plus romee. tu n'étais plus rien. tu n'étais plus même un visage, un corps, une âme. tu étais comme une bête sauvage, celle que l'on devait dompter, celle que l'on devait dresser, tu étais cet animal que personne ne parvenait à approcher, regard tueur, violence désincarnée, tu aurais pu tous les tuer, tant tu brûlais d'une rage insaisissable. tu te sentais trahi, tu ne te sentais plus humaine, tu ne te sentais plus que fauve. et c'est ainsi qu'ils t'appelaient. ils ne voyaient plus rien d'humain en toi, ils ne voyaient plus que cet éclat sauvage qui brillait dans ton putain de regard, et toi aussi, tu ne te reconnaissais pas.
romee avait disparu.
tu avais disparu.


âge : vingt-deux printemps, été, automne, hiver, tu ne sais plus vraiment, tu les as compté vaguement, et à chaque saison qui passait, tu réalisais qu'un jour, ta jeunesse te quitterait, un jour tu ne pourrais plus vivre aussi intensément, un jour, tu regretterais, tout ces moments écorchés par la violence de tes poings, la violence de tes mots. à trop vouloir vivre, tu en as réellement oublié de respirer, d'exister, d'être. tu en as oublié qui tu étais toi-même.

date et lieu de naissance : deux décembre, quand l'hiver s'impose, quand le froid se glisse dans les coeurs, quand les larmes dégoulinent des visages fades. et toi, tu rayonnais, tu explosais, tu détonnais entre les cristaux du froid, tu as réveillé le soleil de ta fougue incomparable, et ils ont alors compris que tu n'étais comme personne d'autre. ils auraient du avoir peur de toi, tes parents bien comme il faut. ils auraient du, ils l'ont fait, peu à peu, au fil de tes cris, de tes pas, de ton âme grandissante au rythme de ta hargne.
whitehall, la ville de ton enfance, la ville qui t'a vu t'épanouir, la ville qui t'a surtout vu te perdre. toi, l'enfant bien trop décalée, qui se sentait bien trop différente de tout les autres, qui voulait parfois leur ressembler, ne serait ce qu'un peu, pour pouvoir s'intégrer à eux. mais, c'était impossible, tu ne savais pas comment calmer ce feu ardent brûlant en toi, tu ne l'as jamais su.

nationalité : américaine, tu n'as pourtant pas l'âme patriotique, tu n'appartiens à rien, ni à personne, tu es indomptée, tu n'as ni pays, ni patrie, tu viens de tout les univers à la fois, tu ne veux pas te réduire à un seul lieu, tu aimes l'idée d'incarner des milliers d'étoiles. tu en es presque certaine, elles brillent en toi, elles meurent les unes après les autres, mais elles sont encore si nombreuses. ta rage, ta fureur de vivre, viennent de leurs éclats.

origines : ta mère venait de norvège, vivant dans le froid du pays depuis ses premières années. son père, né à whitehall et ayant toujours vécu au coeur de cette ville terne, l'y avait entraînée. par amour, elle avait quitté son chez-soi. par amour, elle s'était quittée elle-même. romee, tu aurais aimé vivre avec ta mère, dans son pays. au fond de toi, tu penses que le froid de là-bas aurait refroidi ta rage rouge, peut-être même que tu aurais été comme tout les autres, peut-être même qu'ils t'auraient tous appréciés, peut-être même que tu n'aurais pas mal tourné.
probablement.
tu ne sais pas vraiment, tu imagines parfois, au détour de deux pensées, ce qu'aurait été ta vie si elle n'était pas ainsi, parfaitement désordonnée.
tu aurais été radicalement différente.

à whitehall depuis : sa naissance, trop d'années, trop de temps, enfermée dans la même ville, encore, toujours. tu t'es demandée ce qui s'y étendait au-delà, et lorsque tu l'as découvert, tu as réalisé que tu n'avais ta place nulle part, ni ici, ni ailleurs.
uniquement dans l'espace, entre les étoiles.


occupation : revenue depuis peu, tu ne sais plus vraiment comment vivre, tu es de ceux qui se sont perdus à tel point qu'ils n'ont jamais assurés leur avenir. tu bosses dans une boîte de nuit, en tant que serveuse, la musique envahissant ton esprit à tel point que tu n'en entends plus les hurlements dans ta tête, tu n'entends plus rien. comme un silence imparfait, une sorte de silence qui te satisfait, tu vas probablement te détruire les oreilles, ou te détruire toi-même, mais le seul moyen que tu as trouvé pour oublier tout ton passé, le temps d'une nuit. tu observes toutes ces âmes qui ondulent, dansent à en perdre toute notion de temps, tu te plais à les voir descendre vers ce chaos presque apaisant. tu aimerais les y rejoindre, t'y noyer à ton tour, ne jamais revenir.


statut financier : avant, tout allait bien pour ta famille, et pour toi aussi. avant, l'or brillait, se reflétant dans vos regards. tu n'en as jamais voulu, alors quand tu es partie, en espérant ne jamais revenir, tu n'avais plus rien, tu n'étais plus rien. à présent, ta famille est presque comme toi. il n'y a plus que toi, ta mère, et ta soeur. tu es revenue pour elles. pour leur montrer que derrière ta rage sans pareille, se dissimule un coeur, se dissimule ton coeur. dans cette misère que tu connais bien, tu es prête à vivre avec elles. tu te penses presque prête à les pardonner, pour ce qu'elles t'ont fait. peut-être qu'elles aussi, elles te pardonneront pour ce que tu es.


statut civil : électron libre, personne ne te possède, personne ou peut-être lui, celui, qui, un jour, dompta la bête, à coup de rage égalée. celui qui t'offrit mille baisers, celui qui te fit comprendre que tu étais plus qu'un fauve enragé, celui avec qui tu t'es envolée, celui que tu as fui aussi, par peur de ce que tu ressentais. celui qui te manque bien plus que tu ne voudras jamais le reconnaître. l'enfant sauvage s'est évadée, à la vue de son coeur apeurée. elle rêve parfois de lui, tard le soir, alors même qu'il n'est plus qu'un visage s'estompant dans les courbes du soir. tu ne cesses de te le répéter, tu ne pouvais pas être avec lui, il allait finir par te posséder, il allait finir par te détruire, t'éradiquer, te tuer.
tu devais partir.
les fauves ne ressentent pas l'amour.
les fauves ne vivent que par la frénésie.  

orientation sexuelle : tu aimes les âmes, pas les corps. tu aimes les regards, les visages, les voix, les êtres, les bêtes. tu aimes te perdre en eux, comme ils se perdent en toi, le temps d'une nuit. tu les aimes au féminin, comme au masculin, tu aimes l'humanité entière, la question est de savoir, si celle-ci t'aime.

caractère : romee, ou la violence, celle qui cogne pour s'exprimer, celle qui se sent si vivante au travers ses poings, celle qui n'a pas peur d'écorcher son visage de poupée, celle qui pourrait défier le monde entier. la douleur fait partie de toi, la douleur vit en toi la douleur est en toi.

romee, ou la débauchée, celle qui se contente de peu, celle qui traîne tard le soir, dans les soirées, presque défoncée. celle qui fume à en cracher ses poumons, celle qui boit à en perdre la raison, celle qui s'oublie souvent lors des nuits noires. ( celle qui voudrait qu'on la retrouve.)

romme, ou l'indomptée, celle que personne ne peut dresser, comprendre. la rebelle, la désaxée, tu vis à contre sens, tu luttes parfois pour revenir dans le sens du courant, mais tu n'y parviens jamais, tu es née pour te diriger vers cet ailleurs improbable, tu te dis parfois que de l'autre côté, tu te trouveras ensemble. tu te demandes à quoi tu ressembleras. une fleur épineuse, certainement, cette fleur pour laquelle il faut saigner, saisir de ses mains sans hésiter, et ignorer la souffrance, et le sang perlant.

romee, ou la féministe, celle qui est prête à défendre toutes les femmes délaissées, battues, violées, ignorées. celle qui voit dans ce combat un moyen de justifier toute cette violence. tu te bats pour elles, tu te bats pour toi.

romee, ou la sensibilité, celle qui derrière ses poings et sa violence, dissimule un coeur battant, un coeur terrorisé à l'idée de souffrir, un coeur qui éloigne tout ce qui pourrait le blesser, un coeur bien trop raisonnable. tu aimerais parfois le faire taire, mais il guide tes pas, il te pousse à fuir, il te pousse à t'enfuir, ne jamais revenir, parce que lui aussi, il est terrifié à l'idée d'endurer tout cette peine, cette douleur irréparable. au-delà de la violence physique, la douleur psychique dépasse de loin celle-ci. elle laisse des marques indélébiles. l'éternité ancrée dans ta chair, tu tentes de l'éloigner, de ne jamais la rencontrer.
tu auras alors passée ta vie à fuir, romee.


groupe : roamer, tu t'es absentée, quelques années. par leur faute, puis par la tienne, tu as explorée le monde à la recherche de toi-même, avant de réaliser que tu ne te t'ouvrerais que dans la ville de ton coeur, là où tout avait commencé, là où tout aurait du se terminer.
.

avatar : cora keegan.

crédit : tumblr.

all little things about me

(galaxie lointaine) pourquoi tu n'es pas comme tout les autres, romee ? pourquoi tu n'es jamais à ta place, romee ? pourquoi tu ris quand il faut pleurer ? pourquoi tu pleures quand il faut rire ? pourquoi tu cognes quand il faut aimer ? pourquoi tu es toujours à l'envers ? ils avaient leurs questions qui dégoulinaient de leurs regard d'enfants, et il y avait le tien de regard, celle qui semblait naître pour lutter, se battre, à en clamser. tu n'as jamais pourquoi tu étais si différente. toi qui semblait venir d'une autre galaxie. tu ne ressemblais ni à maman, ni à papa, ni à ta soeur. tu étais l'inverse de la perfection, la douceur, la candeur, qu'ils incarnaient. tu étais celle qui voulait toujours vivre trop fort, jamais dans les normes, jamais dans leurs normes. tu avais les tiennes, en un sens. tu possédais ton propre univers, dans lequel tu évoluais. et cette vie était si solitaire. comme si tu étais seule sur terre, ou du moins, seule dans ton infime univers. personne ne pouvait y avoir accès, personne ne pouvait lire dans tes pensées, personne ne pouvait s'inviter en toi. toujours trop à part, tu n'as jamais compris pourquoi. jusqu'à ce que l'on ne te révèle les tréfonds de ton être, jusqu'à ce que tu découvres tes véritables origines, de quelle galaxie tu venais. de l'autre côté de la terre, tout là-bas, dans le froid de la norvège, entre les cristaux des coeurs glacés, tu es née. d'un autre père, un père qui a crée ta vie, et qui a détruit celle de ta mère. entre les tréfonds d'une soirée, elle s'est abandonnée à lui, sans le vouloir, assommée par les verres d'alcool et la fumée des cigarettes consommées. elle n'utilise jamais ce mot pour te le révéler, elle en a trop peur, de le définir ainsi, elle en a presque honte. romee, tu te demandes si elle aussi honte de toi, si elle te hait autant qu'elle le hait, lui. si elle ne t'a jamais aimé. tu te demandes si elle a vu en lui celui qui lui a saisi son innocence dorée au coin d'une ruelle sombre. tu te demandes si ton éclat sauvage dans ton regard brutal vient de lui, de ce monstre. es-tu un monstre, comme lui ? tu as cette violence en toi, ce mal-être, la persistance de ton âme qui te murmure que tu descends du diable lui même. parfois, tu aimerais le rencontrer, tu aimerais mettre un visage sur celui qui te donna la vie. tu es le fruit d'un cauchemar, le fruit d'un traumatisme, et tu voudrais ne jamais avoir été. tu voudrais être autrement, ou ne pas être, tout simplement. mais, tu ne peux pas, tu le sens, le diable vit en toi, il ne te quittera pas, il t'aime trop pour t'abandonner, il se nourrit des battements de ton coeur désempli, il t'entraîne dans les tréfonds de la nuit, mais tu pries pour ne pas finir comme lui, tu pries pour ne pas être comme lui, tu pries contre ce déterminisme insensé qui donne pourtant sens à ce que tu es,
une bête désenchantée.   


(les fleurs du mal) parfois, tu aurais voulu lui ressembler, à cette soeur parfaite. si innocente, si douce, si adaptée aux normes et à la société. le sosie de ses parents, un ange incarné, celle qu'ils ont toujours aimé plus qu'ils ne devraient, celle qui est née deux ans après toi, d'un véritable amour. si belle, si parfaite, tu l'as toujours jalousée à tel point qu'elle n'a probablement jamais compris cette haine que tu lui portais. celle à qui tout réussissait, celle que le monde entier aimait, celle qui te bouffait de l'intérieur, celle que tu aurais voulu être. celle que tu n'as jamais pu être. quand elle riait, le monde entier semblait rire avec elle. tu n'as jamais été proche d'elle, comme si tu la fuyais, comme si elle t'effrayait. tu vivais dans un tel excès de jalousie qu'il t'a bouffé, de tout les côtés. tu aurais aimé ne l'avoir jamais connue, tu aurais même parfois aimé qu'elle ne soit jamais née. mais, elle était là, elle respirait, elle vivait, elle t'envahissait. tes parents t'en oubliaient toi, la ratée. tout reposait sur elle. comme s'ils t'avaient oubliés avant l'heure, comme si tout était perdue pour toi, comme si tu n'existais pas. tu te souviens de cet étrange sentiment qui t'envahissait lorsque vous étiez dans la même pièce, tu te sentais fantôme, tu te sentais translucide, tu n'étais rien de plus qu'un soupir, un souvenir noyée dans le temps, comme effacée de cet univers. tu en a plus souffert que tu ne voulais bien l'admettre, au fond de toi, ta haine et ta rancune germaient, grandissaient, fleurs du mal à la beauté fatale.

(la bête enragée, dérangée) et de la haine né le chaos. elle était là, à cette soirée de fin d'année, resplendissant de son intense beauté. elle rayonnait, à tel point que tous semblaient subjugués par elle, son charisme, sa voix, son rire de cristal résonnant comme un mirage doré. mais, ce dont tu te souviens, ce sont ses lèvres qui se sont déposées à la surface des lèvres de celui que tu aimais, le premier à qui tu avais jamais osé te confier, le seul qui avait jamais importé pour toi, qui avait jamais compté pour toi. celui qui t'avait murmuré au creux de l'oreille que tu n'étais pas un monstre, romee. il te l'avait presque fait croire, il t'en avait presque persuadé. leur baiser tourbillonne dans ton esprit, pareille à une tempête. tu les vois, encore et encore, tu te noie sous les émotions, tu t'en veux pour l'avoir jamais aimé, tu t'en veux pour être tant blessée, tu t'en veux pour ressentir de telles sensations pour lui, pour elle, tu t'en veux d'être cet être fébrile et fragile. tu te détestes pour cette faiblesse que tu témoignes. tu rêves de détruire leurs visages parfaits, et leurs sourires enchantés, à coups de poings, à coups de haine, à coups de hargne. tu te souviens de ton corps fondant sur eux, surtout sur elle. comme si tu en avais toujours rêvé. et sur sa peau parfaite, est venue s'écouler quelques perles de sang, si infimes, si fébriles, qu'elles ne semblaient pas réelle. le monde entier semblait alors entrevoir le diable prendre possession de toi, tu n'as pas arrêtée. tu t'es laissée emportée dans l'élan de tes émotions, tu aurais voulu arrêter, mais c'était plus fort que toi. tes poings déferlaient sur elle, après toutes ces années, tu te sentais enfin vivante. la fois de trop, la fois qui t'a condamnée. tu pleurais, tu cognais, jusqu'à ce que l'on t'arrête, jusqu'à ce que l'on te sauve de toi-même. ils t'ont saisi, telle une bête enragée, ils t'ont enfermés dans ces cages. ils t'ont emmenés loin, si loin, pour que plus jamais tu ne puisses la toucher, pas même l'effleurer, ou la voir, l'entrevoir. ils t'ont entraînée de force là où tu ne pourrais blesser personne, là où ils devaient t'apprendre à te débarrasser de cette bête vivant en toi. tu n'étais plus qu'un fauve indomptée, là-bas, en enfer, dans ce centre de redressement dans lequel toute dignité, ou toute humanité, semblait envolée. pendant un an, tu es restée enfermée, avec pour seul souvenir le visage ensanglanté de celle que tu aurais du aimer.

(la valse des indomptés) là-bas, tu n'étais pas seule. il était là. lui aussi, il était abîmé, écorché, dérangé, comme toi. lui aussi, il était à part, une bête inapte à vivre en société. vous vous haïssiez, au commencement, quand seuls les poings et la rage parlent. vous vous entrevoyez dans le regard de l'autre, et vous réalisiez alors qui vous étiez, ce que vous étiez devenu. au travers l'un et l'autre, vous vous êtes trouvés, comme deux astres indéniablement attirés l'un par l'autre. parfois, entre deux hurlements, deux insultes, deux combats, vous vous embrassiez, comme jamais vous n'avez embrassé personne. vous vous perdiez l'un dans l'autre. il était le seul qui parvenait à t'apaiser, le seul qui était capable de dompter la bête folle que tu incarnais. et toi aussi, en un sens. vous avez finir par vous enfuir, ensemble, loin, au travers le monde, au travers le temps. trafic de drogues, trafic d'amour violent, trafic de vos âmes, tu t'es vendue au diable pour lui. et lorsque tu as réalisé que tu étais prisonnière de lui, d'une certaine façon, tu t'es enfuie. tu l'as quitté, un matin, dans l'aube. tu l'as probablement tué. mais, c'était soit toi, soit lui, chacun sa peau. tu te devais de le quitter avant qu'il ne te consume, avant que tu ne meures. romee, tu t'es envolée dans le lointain, dans l'espoir que jamais il ne puisse te retrouver, pour se venger, à coups de baisers enragés. il allait finir par te tuer.

(rédemption) quand tu as appris que ton père succombait à une grave maladie, il était trop tard, il était déjà parti, entre les cieux. tu es revenue dans ton terrier, au commencement de ton histoire, là où personne ne t'avait jamais aimé. tu t'es penchée sur sa tombe éclairée par des nuées de fleurs et tu as réalisé que jamais tu ne l'avais aimé. tu as réalisé qu'il ne te manquerait pas. et pourtant, tu as pleuré. comme si tu enterrais une partie de toi, ce jour-là. tu ne le reverrais jamais. il ne te reste plus rien, romee. tu as fui l'amour sauvage, jusqu'ici, jusqu'à chez toi. et à présent, tu dois te faire pardonner, tu dois t'approcher de cette porte qui autrefois fut celle de chez toi, et toquer, quelques coups,
toc, toc.
un pardon, aussi infime, aussi précieux qu'une fleur au coeur d'un désert.
parfois, tu passes devant chez toi, dans l'espoir que la porte s'ouvre d'elle-même, sur le visage de celle que tu as détruite. celle qui ne méritait pas l'horreur de son sort.
la bête enragée a besoin de rédemption, afin de pouvoir vivre en paix.


prénom : lucile.
pseudo : wandering. âge : bientôt la majorité oui oui, bientôt le bac, bientôt la galère. disponibilité : les soirs normalement. où as-tu connu le forum : bazzart, les best, j'ai beaucoup stalké l'avancement du projet, parce que clairement, il envoie bien du lourd. implication à l'intrigue : oui, ce serait géniaaal. :stache; je suis pour, pour tout, un lien, une implication, je love les dramas. un dernier commentaire : vous puez vraiment la perfection, c'est fou.  


Dernière édition par Romee Lehane le Ven 24 Mar - 8:17, édité 2 fois
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Points : 69



ce message a été posté le Lun 20 Mar - 0:06

did you read my story



you're dead.



romee, tu te sens comme une étrangère, tu te sens comme une gamine perdue dans une foule d'adultes, avec tes vêtements mal repassés, tes cheveux emmêlés, ton teint pâle, tes converses délavées. tu n'as jamais été à ta place, tu te demandes si un tel endroit pour toi peut exister. si un tel lieu a jamais existé.
au milieu de cette famille qui un jour fut tienne, ou prétendit l'être, tu entends les mots solennels du prêtre, ces mots qui percent tes oreilles et s'enlacent dans les airs jusqu'à te parvenir. ils sonnent faux, ils sonnent creux, ils sonnent répétés.
et tu les entends tous, ces hommes et ces femmes, qui parlent en son nom, qui lui offre cette éloge qu'il ne méritait pas. tu les entends le célébrer, et tu réalises que tu le hais au travers ces mots.
cet homme qui jamais ne t'avait aimé, pas une seule fois.
tu étais de trop, nuage dans un ciel bleu d'été.
tu entends leurs mots dévaler jusqu'à toi, et tu voudrais les leur faire ravaler.
tes poings se serrent.
ton visage se tend.
les émotions t'assaillissent, t'envahissent, et tu tentes vainement de les contenir.
tu entends ta soeur, prononcer ces mots insensés, comme si elle les pensait.
" nous l'aimions. "
jamais tu ne l'avais aimé, toi.
qui aurait pu l'aimer ?
il était parfaitement haïssable, parfaitement détestable, si tu aurais pu l'achever toi-même, tu l'aurais volontiers fait, d'une balle,
bang, bang.
il pleurerait alors son sort, et le tien, la fille défaite.
la vagabonde, détonant dans ce paysage sombre de tissus noirs ébènes.
tu n'es pas en deuil.
tu rayonnes de joie, les larmes dévalent tes joues.
tu te persuades qu'il s'agit de bonheur.
tu te persuades que tu en es heureuse.
mais, dans le fond, tu as le sentiment d'avoir perdu deux fois un même père, tu as le sentiment qu'il ne te reste plus personne, à présent.
tu es perdue, détruite, achevée.
tu es revenue pour une famille, et tu n'as retrouvé que des pièces décomposés, entre la soeur encore amochée, la mère laminée, le père décimé.
et toi, la désaxée, revenue après plusieurs années, sans un sourire, sans un bonjour, un frêle regard.
tu voudrais bien hurler à tout ces êtres pleurant la mort de cet homme abominable, qu'ils devraient les réserver pour des causes plus justes, plus misérables.
pour ceux qui crèvent de faim, pour ceux qui crèvent d'amour.
il s'est certainement étouffé à coups de cruauté exacerbée.
tu t'avances, légèrement, pour mieux entrevoir la tombe, cette unique pierre tombale, tout ce qu'il reste de lui.
il est là, sous terre, silencieux.
il est comme un astre perdu à des années milliers lumières, là, au milieu d'innombrables galaxies.
tu te demandes si de tout là-bas, il entend les fausses paroles de sa femme, de ta mère, de celle qui le haïssait presque autant que toi.
" il était un homme délicat, sensible, charmant."
il était un monstre, cruel et séduisant, il était comme un second diable. il était le roi des apparences, de toute son existence, il n'avait jamais véritablement aimé qui que ce soit.
" nous nous sommes aimés dans la joie, le désespoir, la maladie, jusqu'à sa fin. "
elle ne l'a jamais aimé. elle aimait l'idée qu'elle avait de lui. elle aimait l'idée qu'il soit celui qui l'ait sauvé de son terrible passé. elle n'aimait pas cette mascarade permanente du mari parfait. d'un mari pourtant froid, austère, enfermé dans sa tour d'ivoire, du haut de son trône.
parfois, tu as peur d'avoir hérité des deux monstres dans ta vie, ces deux pères qui n'en furent jamais vraiment.
en cet instant, tu voudrais prendre la parole, et l'insulter, à t'en déchirer les cordes vocales, tu voudrais saisir son cadavre, et le frapper comme il la battait.
pourtant, tu restes en retrait.
tu en as assez fait, t'intime ta soeur du regard.
tu la revois sous tes coups, sous ta rage, sous ta tristesse fatale.
tu ne regrettes rien, en un sens.
elle le méritait.
elle méritait d'avoir ce visage écorché, et ces cicatrices sur ses épaules.
elle n'est plus poupée, ou du moins, elle est cette poupée abandonnée dans le coin d'une pièce, mal aimée.
tu espères qu'elle a ressenti exactement ce que tu as ressenti durant toute ta fragile existence.
cette oppressante solitude, ce mal-être permanent, ce désespoir latent.
tu es cruelle, tu es ce monstre inhumain, laminé par les épreuves et les blessures, comme tout être humain.
tournant le dos à cette cérémonie des apparences, ce vaste théâtre duquel tu t'échappes, tu te mets à courir,
courir si loin,
courir si vite,
comme si tu poursuivais une étoile filante, comme si tu tentais de la saisir, de l'enlacer, de ne faire plus qu'une avec elle.
ton souffle rauque, tes larmes salées, ta détresse lunaire.
tu cours à l'autre bout de la terre, jusqu'à te perdre aux portes d'un autre monde, un univers parallèle, dans lequel tu as probablement égaré ton âme, au détour de plusieurs vies.

tout te revient.

les émotions te frappent de plein fouet, la douleur est telle que tu suffoques de toute cette vérité, cette amère authenticité.
tu as probablement l'apparence d'une folle, mais à quel moment ne l'as-tu jamais été ?
tu es ainsi, complétement délurée, dans le besoin permanent de se décharger de tes ultimes sensations te brisant par milliers.
tu n'y parvenais avec lui, il était ton remède, autant que ton poison.
tu l'as fui avant qu'il ne t'achève, tu es revenu vers tes démons du passé.
à présent, tu dois les affronter,
lutter contre ces anges artificiels,
et les achever.
bang, bang.



_________________

the only people for me are the mad ones, the ones who are mad to live, mad to talk, mad to be saved, desirous of everything at the same time.



Dernière édition par Romee Lehane le Mer 22 Mar - 0:22, édité 2 fois
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Celeb + © : douglas booth, iron.

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ce message a été posté le Lun 20 Mar - 0:12

cette plume bon sang, ce personnage mon dieu, je suis amoureuse
bienvenue hâte d'en lire plus, vraiment, vraiment, hâte !
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Celeb + © : elias bender rønnenfelt (freesia).

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ce message a été posté le Lun 20 Mar - 0:16

bienvenue

_________________
☆☆☆ ce sont des mots prononcés au hasard qui m'ont tout révélé.
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Celeb + © : matthew daddario, @polarize

Points : 282



ce message a été posté le Lun 20 Mar - 0:57

ta plume. j'en veux plus.
bienvenue par ici, en espérant que tu t'y amuses bien.
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ce message a été posté le Lun 20 Mar - 3:55

bienvenue à toi et bon courage pour ta fiche

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ce message a été posté le Lun 20 Mar - 7:23

cora, cette plume.
BIENVENUE.

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ce message a été posté le Lun 20 Mar - 7:46

Bienvenue
Bonne continuation pour ta fiche

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ce message a été posté le Lun 20 Mar - 14:32

bienvenue, n'hésite pas si tu as des questions

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ce message a été posté le Lun 20 Mar - 22:17

olala, cet accueil, vous êtes des anges par ici      

leo ton avatar, ton pseudo, tout ces beaux compliments, l'amour est réciproque     mercii beaucoup pour ce bel accueil, ça me fait trop plaisir  

dylan merciii   je ne connaissais pas ton avatar, mais god, il est vraiment pas mal dasn son genre    

noé moh, mercii   il y a des chances pour que je m'amuse ici, ouioui  

emma OH. merciii   et que dire de ton choix de vava  

apolline c'est trop beau comme prénom, je love.   merciii  

liam un dylan sauvage apparaît, dear god   merci pour l'accueil, promis, je n'hésiterais pas    

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ce message a été posté le Mar 21 Mar - 0:20

Trop de beauté en toi

Bienvenue sur le forum
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ce message a été posté le Mar 21 Mar - 17:33

et que dire de toi
merciii

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ce message a été posté le Mar 21 Mar - 17:41

non mais cette fiche me fait décéder. x l'infini
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ce message a été posté le Mar 21 Mar - 20:53

non, don't dieee   ( ) ça me fait juste trop plaisir que ma fiche te plaise autant   mais je viens d'aller lire ta fiche, et dear god, j'adooore ton style d'écriture, leo, son caractère, tout tout tout, il nous faudra un lien        

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ce message a été posté le Mar 21 Mar - 21:47

avec plaisir
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