il paraît que l'océan chante pour nos amours (leo)



 
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 il paraît que l'océan chante pour nos amours (leo)

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Venue en ville : 17/03/2017

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Celeb + © : douglas booth, iron.

Points : 352



ce message a été posté le Sam 18 Mar - 21:07

Leo(nard) Fitzgerald
“ c’est quoi ce bordel avec l’amour là ? comment ça se fait qu’on devient dingue à ce point ? t’imagine le temps qu’on passe à s’prendre la tête la-dessus ? quand t’es seul tu te plains: est-ce que je vais trouver quelqu’un ? quand t’as quelqu’un: est-ce que c’est la bonne ? est-ce que je l’aime vraiment et est-ce qu’elle m’aime autant que moi je l’aime ? est-ce qu’on peut aimer plusieurs personnes dans sa vie ? pourquoi on se sépare ? est-ce qu’on peut réparer les chose quand ça part en couille ? toutes ces questions à la con qu’on se pose tout le temps ! ... pourtant on peut pas dire qu’on y connaît rien ! on est préparé putain : quand on est petit on lit des livres d’amours, on lit des contes, on lit des histoires d’amours, on voit des films d’amour ! l’amour, l’amour, l’amour !


prénom(s), nom : Leonard (Basil) Fitzgerald. comme de vinci, se vantent pompeusement ses parents mais leo, lui, balance avec son sourire canaille en coin des lèvres comme leonard cohen. plus classe, plus wild aussi. plus proche de ses goûts, surtout. mais personne ne l'appelle leonard, sauf maman qui fait rouler délicatement les syllabes sous la langue. pour les autres, tous les autres, il est seulement leo et c'est bien mieux comme ça pour lui, le marginal qui aurait préféré faire partie du monde d'en bas.surnom Leo. âge : 22 ans. date et lieu de naissance : il est né un 8 mars, quelques minutes après sa jumelle, la plus précieuse à ses yeux, la femme de sa vie, la vraie. c'est pas sa mère, c'est pas ses petites amies devant lesquelles il tombe pourtant à genou, pétri d'une dévotion romanesque, c'est sa lily. il est né ici, à withewall. leo, c'est un enfant du Maine et par extension de l'eau, du lac ou de la mer, aux veines bleutées et aux baisers salés et ça tombe bien car l'eau est son élément. sereine, poétique, éternelle, essentielle, souvent calme et parfois orageuse. ouais, c'est lui. lui qui aime embrasser une fille sous la pluie ou écrire en bord de lac jusqu'au coucher du soleil, quand il ne part pas plus loin faire de la voile.. nationalité : américaine, les racines de sa famille remontent aux origines des colonies ... au mayflower parti tout droit de southampton. origines : du sang vert coule encore faiblement dans ses veines, le sang irlandais de ses lointains ancêtres qui n'ont laissé qu'un nom en héritage : fitzgerald. à whitehall depuis : toujours. born and raised.  il n'a quitté ses terres natales qu'une année, leo, suivant lily la tigresse à l'étranger pour un échange universitaire. s'il rêve de voyages et de s'ancrer dans un ailleurs nomade, mouvant, s'il sait que son monde à lui ne se bornera jamais à l'étroitesse de cette ville immuable, leo y est quand même attaché. car sa famille, c'est son phare.  occupation : étudiant en médecine. leo, il ne savait pas quoi faire, convaincu que travailler ce n'était pas pour lui. il a d'abord songé à la philo, à la littérature, à l'histoire, à tout ce qui le fascine et l'intéresse avant de réaliser qu'il ne saurait jamais monétiser ce qu'il aime tant. il en perdrait le goût, c'est sûr, alors il a réfléchi, longuement. hésité. tergiversé. il a même affirmé qu'il ne ferait pas d'études, non, jamais. papa a grondé comme un ogre, plissant des yeux pour rétrécir ses paupières reptiliennes et ça sentait mauvais. mais leo, il s'en moque. il a la tête dans les étoiles mais les pieds fermement enracinés au sol, c'est un roc, s'il dit non, c'est non, celui d'antigone, absolu et inébranlable. sauf lorsqu'il s'agit de lily. c'est elle qui lui a rappelé son besoin d'aider les autres, ses envies d'ailleurs et d'humanitaire. c'est elle qui a glissé de sa voix carillon, t'as qu'à devenir médecin et ça l'a frappé. ouais, ça, ça lui plaît. surtout pas un cardiologue pompeux ou un chirurgien esthétique méprisant, non, un médecin de terrain, en asie, en afrique, en amérique latine, en europe dans l'est, dans les camps de réfugiés ou la guerre au moyen-orient. c'est ça qu'il souhaite, leo. alors il travaille dur et ignore les gros cons de sa promo, ceux qui sont là pour le prestige, baiser des nanas et boire comme des trous. leo, il reste en périphérie, il élève seulement la voix quand ils déconnent. quand ils manquent de respect, quand ils s'assoient sur le consentement et font du harcèlement de rue une invention de grognasses mal baisées. et quand le faux calme sort de ses gonds, on se tait. c'est sa force, à leo, toujours serein, toujours conciliant, de se montrer parfois lapidaire et glacé, avec le regard qui appelle ta reddition avant qu'il ne soit trop tard.. statut financier : weathly à en gerber. les fitzgerald font partie des familles fondatrices de la ville et depuis des générations, y a toujours eu des maires de leur famille. papa a été maire, aussi, et n'a pas supporté se faire ravir son siège par le père d'elisabeth, richard maddox, alors qu'il comptait le quitter bientôt pour briguer celui de gouverneur du Maine. Et maman ... maman est désastreusement impliquée dans la vie associative et culturelle locale, elle joue à la princesse de country club, aime organiser des événements à la mairie, des collectes de fond et des tas de réceptions ennuyeuses avec le mot charité dedans, quand elle ne gère pas les nombreux terrains que possèdent les fitzgerald dans whitewall. les fitzgerald sont beaux, ils sont bons, aussi bons que leurs sourires hypocrites le leur permettent. parce que leo le sait : chez eux, il faut paraître, paraître à tout prix, et c'est un travers au sein duquel lui et le reste de la fratrie refusent de s'enliser tout à fait. les fitzgerald sont sans aspérités, ils sont lisses à en crever, ils brillent si fort qu'ils en éblouissent les voisins complexés par leurs cookies mieux faits, leur pelouse mieux entretenue, et leurs toilettes si jolies. mais il y a aussi le poids du secret qui règne en maître et le spectre des névroses. leo, il aime sa famille envers et contre tout et il donnerait sa vie pour sauver l'un des siens mais il déteste le fric qui corrompt tout, les grands airs et cette sensation d'être un poids mort pour une famille qui espérait mieux de la part de son fils.statut civil : en couple depuis septembre. amoureux (mordu, en réalité). l'éternelle balade d'un romantique torturé, toujours soumis aux affres de la passion et de son coeur d'artichaut qui tombe trop vite, donne trop vite, espère trop. tout le temps. leo, c'est pas un homme du vingt-et-unième siècle, c'est pas un connard, c'est pas un tombeur, c'est pas un dominant, le mâle alpha qui rêve de consommer. de posséder. leo, il s'éprend d'un coeur, il cherche son âme soeur au sens le plus platonicien du terme : sa moitié perdue. il a du mal avec les codes d'aujourd'hui, la drague, cette façon de paraître indépendant, détaché, alors que lui, il rêve seulement de te dévoiler tout ce qui chante à l'intérieur. pour toi. il s'est souvent mangé des murs, des ruptures, des bleus à son palpitant qui ploie mais ne rompt pas. qui est doté de cette force prodigieuse qui lui permet de recommencer, toujours. de ne jamais se venger sur la suivante, de ne jamais aimer moins, de jamais se préserver. leo, il est trop. c'est le reproche qu'on lui assène le plus souvent et qu'il feint écouter sans entendre réellement parce que lui, il rêve des histoires qu'on ne lit que dans les livres. il a l'âme vagabonde et artiste, celle de la génération perdue, de la beat generation ou même de la belle époque et des drames romantiques théâtraux. il ne tombe pas amoureux, leo, il tombe en pâmoison. il n'a pas une copine, lui il a une muse. une nymphe qui l'élève et le fait vibrer, vriller, et le rend meilleur. il est dévotion dans un monde où les filles se préservent des loups aux canines acérées, il est ce chiot qu'on adopte et qu'on rend lorsqu'on découvre qu'il souffre de sur-attachement. lui, il ne pige rien sur le chemin du retour, il bat de la queue et jappe gaiement même quand la bagnole repart sans lui. orientation sexuelle : il refuse les étiquettes, estimant que tout être humain peut tomber pour n'importe quoi, le plus petit détail, et cela en dépit du genre. néanmoins, sa façon de ne pas se définir est un peu hypocrite puisqu'il n'a jamais aimé que des femmes. il a admiré des hommes (souvent des hommes, surtout des artistes) mais pas jusqu'à faire naître une flamme dans son ventre.. caractère : artiste paumé, romantique inconsidéré, idéaliste chevronné, impulsif et jusqu'au boutiste, poète maudit, généreux, passionné, empathique, altruiste, intelligent, peu loquace, dispersé, nonchalant, marginal, incompris, doux, parfois colérique, investi, sensible, réfléchi, instinctif, entier, intègre, dévoué, lunaire, rêveur, ouvert et tolérant en règle générale, fermé, méprisant et glacé avec ceux qui dénigrent ses valeurs, inspiré, compréhensif, borné, serein, bienveillant, loyal, le pardon facile mais l'oubli difficile, parfois impulsif, souvent conciliant, lucide, politiquement révolté, calme, cynique, tendre (...). groupe : faithful. avatar : douglas bb booth crédit : pathetic fallacy.

all little things about me
(01) Leonard, il fait partie de la grande famille des paumés, des artistes maudits et des lettrés qui peinent à trouver leur place dans une société qui ne cherche qu'à les broyer pour les faire rentrer plus aisément dans un moule. Il a eu la chance d'être bien né, ce qui lui a permis de s'épanouir dans ce que son père appelle ses besoins oisifs sans que son fils ne s'offusque, ayant bien vite compris qu'ils ne parlent pas la même langage. Ses passions ? Multiples. Il joue de la guitare depuis l'enfance au conservatoire et débute l'apprentissage du piano en auto-didacte, il noircit des dizaines de pages de ses carnets niqués de tout et de rien, de poèmes et de pensées un peu philosophiques, d'idées de pièces ou de romans, il jette son coeur sur le papier, mélange ce qui relève des ses avis, de ses envies ou de la pure fiction et porte toujours sur lui de quoi écrire, ce que lui inspire les gens qu'il croise ou la teinte du ciel. Il photographie (sa passion la plus dévorante) et surtout, il lit. Beaucoup. Il rêvait d'ailleurs d'études de lettres avant de trouver sa voie, malgré les injonctions sans cesse plus pressantes de ses parents. Plus contemplatif qu'il n'est dans l'action, son rêve est de toucher les gens, peu importe de quelle façon. Il aimerait produire quelque chose qui renverse les coeurs, une musique, un livre, un spectacle mêlant tous les arts qu'il aime tant, il l'ignore encore mais c'est le grand projet qu'il caresse et qui le pousse à dévorer le monde de ses opales avec une acuité peu commune. (02) Pour sûr, c'est un romantique, un passionné, le genre de jeune torturé à se jeter tête la première dans une nouvelle histoire jusqu'à en sortir intégralement consumé, poussières sur le bitume. Il aime de façon déraisonnable, jusqu'à l'obsession qui enivre. Il n'est pas flippant façon stalker à filer l'objet de ses désirs, non, lui il rêverait juste de lui décrocher la lune et les étoiles. Il se montre plutôt romanesque et chimérique à puiser dans sa muse toute son inspiration, à vivre en accéléré leur histoire en se laissant habiter par ses sentiments qui ne l'effraient jamais. Leo est capable d'aimer en un clin d'oeil, de tomber pour un détail insignifiant, un petit rien que personne sauf lui ne remarque et à se nourrir de sa passion. L'amour est chez lui un moteur qui l'élève et ne le cloue jamais, même quand il termine les ailes brisées, noyées dans du goudron. Et cela arrive souvent car Leo, il se donne. Il s'offre sur un plateau, se donne en entier, ne préserve rien de son coeur, de son âme, de ses craintes ou de ses désirs. Il n'est pas des hommes qui se drapent dans leur fierté, il refuse d'ériger un mur, un fossé ou un précipice entre lui et les autres et sa propension à se dévoiler aisément est une arme massive qui se retourne souvent contre lui. Pour sûr, Leo aimerait être un héros grec tragique, le personnage principal d'un drame romantique d'Hugo façon Hernani, un Dean Moriarty prodigieux sur la route ou un Scott Fitzgerald, son homologue préféré, frivole et désoeuvré, fou d'amour pour Zelda qui est sans doute la femme célèbre qu'il vénère le plus mais il est né à la mauvaise époque et de nos jours, elles sont rares les filles qui se donnent ainsi, entièrement, librement. Elles consomment au lieu de se consumer, jouent et se préservent derrière de hautes murailles qu'il comprend. Parce qu'il sait, Leo. Il sait que la tour d'ivoire qu'elles façonnent n'est qu'un mécanisme de défense, une réaction allergique aux hommes qui veulent les faire leurs, les posséder comme des objets précieux à collectionner, à brider. Il en souffre, parfois, mais il sait que les hommes ont souvent la tête dure, qu'ils associent féminisme et tapette et confondent le harcèlement de rue avec une forme de drague rigolote. Ils sont idiots, les hommes. (03) Leo, il ne sait pas si c'est son amour inconditionnel pour sa jumelle, sa faculté à être un fils à maman ou la dévotion qu'il éprouve pour les filles, mais il a du mal avec la brutalité des hommes. S'il tolère la tyrannie doucereuse du père et admire la force tranquille de son aîné, Leonard se lie plus aisément avec les femmes que ses congénères. Enfant, son père craignait qu'il ne devienne un garçon sensible, expression qu'il susurrait du bout de ses lèvres méprisantes, en voyant Leo jouer calmement avec les filles, brosser les cheveux de Lily, cueillir des fleurs pour les enfants de sa classe et écrire des poèmes à la maîtresse dont il était amoureux. Les garçons ne l'intéressaient pas. Le foot, non plus. A la récré, lui, il regardait les uns et les autres et finissait toujours par rejoindre les nattes blondes et les yeux rieurs, loin des coups de pied et des ballons prisonniers. Aujourd'hui, c'est pareil. Si Leo n'est pas homosexuel et que ce fut une surprise pour tout le monde, il a la sensibilité féminine là où Lily jouit d'une férocité masculine. Comme si les jumeaux enlacés s'étaient mêlés jusqu'à l'âme dans le ventre maternel, s'offrant des éclats d'eux précieux, une faculté de comprendre l'autre avec ses différences et ses envies. S'il possède quelques amis masculins avec qui la relation est facile, évidente, nourrie par les années et des atomes crochus, ses amitiés se conjuguent mieux au féminin. (04) Vous l'aurez sans doute pigé, Leonard n'est pas le dragueur du dimanche, ni le brun ténébreux de comédie romantique qui fait rêver les nanas. Lui, il digère mal les codes de sa génération, trouve en tinder l'opposé même de ce qu'est le sexe à ses yeux et peine à comprendre l'amour hors de sa définition sublimée, à lui. Il s'adapte pourtant et persiste  à se donner facilement, entièrement, pour une nuit comme pour la vie. Mais il ne fait pas dans les relations d'un soir, ce n'est pas son but. Ses relations éphémères à lui ont vocation à plus, ce n'est pas une seul nuit à ses yeux, c'est juste la première sauf qu'il ignore combien on lui en offrira. Parce qu'il demande jamais rien, Leo, jamais. Il offre et puis c'est tout, et si son palpitant s'emballe comme un chiot, s'il bat la mesure et tombe aux pieds de femmes qui refusent de le ramasser, ça ne fait rien. Les filles d'ailleurs, il les aime comme on aime un animal sauvage, avec un mélange de crainte et de fascination, de pudeur et de dévotion presque divine. Parce qu'elles sont inspirantes et poétiques, spontanées et surtout indéchiffrables. Alors Leo se laisse attraper dans leurs filets pour une nuit ou toute la vie peu lui importe, il apprend à lâcher prise, à noircir des pages sur le grain de beauté de l'une, la fossette de l'autre ou le rire saccadé d'une troisième rencontre éphémère. Il aime ce qu'elles sont ouvertement et ce qu'elles dissimulent. Mais privé de la passion qui brûle d'un feu ardent, celui qu'il aime le plus, son plus fidèle allié, c'est son vieux Leica, un appareil photo suranné qui tombe en lambeaux, là pour capturer les sourires fugaces et les instants de l'humain qui frôlent le divin. On pourrait le croire libre plus que romantique, Leo, mais c'est une connerie : il ne fonctionne qu'à deux. (05) Il aime glisser une main dans la sienne, calquer sa démarche nonchalante sur celle, fuselée, d'un amour, il apprécie offrir son coeur, son âme et caresser, découvrir celle de l'autre, il fond devant les regards troubles d'un orgasme et des frissons qu'impriment ses caresses sur une peau. Il aime l'amour, faire l'amour, et la tendresse d'une relation qui ne s'achève pas hors des draps. Leo, il veut davantage que des instants volés même s'il ne réclame rien, il veut des petits déjeuners au matin, des voyages sur un coup de tête et des éclats de rire à n'en plus finir. Il rêve de vieillir près de quelqu'un, d'embrasser les rides qui se creusent au bord des paupières, de rêver d'un avenir, d'un projet, de tout ce qu'il imagine toujours trop vite avant que l'autre ne reprenne ses cartes. Leo, il caresse toujours le champ des possibles du bout de ses phalanges et érige sur un piédestal la femme avec laquelle il se projette. Indubitablement. Chacune des femmes qu'il a aimée est idéalisée, même après la brutalité d'une rupture, même après une tromperie ou un texto lapidaire en guise d'adieux. Leo, il ne sait pas désaimer. Il ne sait pas haïr ce qu'il a tant chéri, même s'il est capable de s'emporter bien entendu. Mais après, quand il ne reste que les pétales fanés et les braises tièdes, il est ce brave type qu'on finit par trouver collant, qui prend des nouvelles même des années après et qui est sincèrement heureux d'apprendre la présence d'un nouvel homme à sa place, d'une réussite quelconque, d'un futur radieu. Parce que Leonard, c'est le môme qui te voudra jamais de mal. Pas si t'as compté. Même si tu lui a laissé le palpitant en charpie et la peau marquée de tes ongles, il te souhaitera le meilleur. Et attendra que le sien arrive. (06) Si Leo est d'un naturel calme, tranquille, il ne faut pas s'y fier : il est comme l'eau qui dort et peut se muer en vagues dangereuses, celles qui créent des tsunamis. Dominé par un système de valeurs qui lui est propre, il a du mal avec ceux qui bafouent ses idéaux mais les ignore plutôt que de se confronter à eux, sauf quand c'est trop pour lui. Derrière sa chaleur de type souriant se cache un froid arctique dès lors qu'il te méprise. Soumis à ses passions, il est moins tempéré qu'il n'y paraît au premier abord et se relève inflammable, à manipuler avec précaution. Capable d'entrer dans des colères noires par amour et par déception dès lors qu'on bafoue ses valeurs, il a besoin des sentiments comme essence et allumette : jamais il ne se battra dans la rue (sans raison), jamais il n'insultera un inconnu qui l'a bousculé, tout ça ne l'intéresse pas. Par contre, il est capable de disputes monstrueuses et de réconciliations brûlantes dès lors qu'il aime ou qu'on ébranle trop fortement son idéalisme patenté. Et surtout, il sait qu'il pourrait céder aux sirènes de la violence si on touchait à sa famille. C'est ce qu'il ressent aussi, parfois, en réponse aux rires gras des abrutis de médecine qui respectent rien ni personne. Alors Leo, il est gentil, compréhensif, conciliant, il n'est pas jaloux ou violent mais parfois, si. Parce qu'il croit en la beauté de l'humain, lui, et il n'en supporte pas la lie, la laideur qui brûle ses prunelles et le rend cynique. C'est le propre des idéalistes, des faux-calmes, ces rêveurs qu'on pense doux comme des agneaux jusqu'à ce qu'on les voit s'emporter. Ils s'emportent peu, mais le font bien. Peu loquace et plutôt stoïque en règle générale, Leo ne parle beaucoup que dans deux situations : pour se confier sur ce qu'il éprouve, pour évoquer sa muse du moment et lui citer Keats et Ginsberg et lorsqu'il est déçu, en colère, pétri d'une détresse et d'un désespoir acides qui blesse et le heurte en premier lieu. Pour le reste, ses réponses se font courtes et laconique quoique sans désintérêt ni agressivité. Leonard est seulement plus à l'aise avec les mots couchés sur du papier ou ceux qui perlent à travers des notes de musique. (07) Leonard n'a jamais été pris au sérieux par ses parents et inconsciemment, il en souffre. Dans sa famille issue de la haute-bourgeoisie, on le tolère seulement. On tolérait ses différences, on le laissait s'épanouir en vaines oisivetés imaginant qu'un jour, il rentrerait dans le rang. Dans son rang. Sauf que non, ce jour n'est jamais arrivé et même si Leo fait médecine, un sésame en lettres d'or qui fait joli dans une conversation, son père appelle encore tout ce qui l'anime, tout ce en quoi il croit ses excentricités. Son père l'aime, Leo le sait, comme lui aussi l'aime bien qu'ils parlent un langage crypté, trop différent pour être traduit. Mais il n'est pas le fils prodige, lui c'est le dernier, celui sur qui ne pèse aucune pression et qu'on a laissé s'épanouir un peu trop au lieu de le faire filer droit. Leo, c'est le môme qui ne tenait pas en place, incapable de se mouvoir dignement vêtu d'un costume de pingouin qu'il détestait dans les réceptions prestigieuses de ses parents, là où lily adorait ressembler à une princesse. Il se montrait dissipé, refusait de parader en souriant pendant des heures et ne parvenait pas à répondre aux questions demeurées et intrusives qu'on lui posait en lui pinçant les joues. Alors il s'échappait, se dérobait à l'autorité parentale et se cachait sous une table avec Lily en serrant entre ses doigts sa main minuscule pour effacer l'air grave peint sur ses traits de gosse. Mais parfois, ça faisait mal parce que le regard de papa ne mentait pas. Derrière l'affection, derrière les sourires face aux pitreries luisait le tranchant de la déception. Ça fait mal mais Leo est pugnace, le genre à crever sacrifié pour sa cause alors il n'a jamais rien cédé. Il a refusé de se policer, de se polir, de se perdre dans un carcan qui n'est pas lui. Il ne sera jamais le fils idéal, tout juste un hippie aux yeux paternels mais il reste un fils. Leo, il ne changera pas mais il pardonne et c'est déjà beaucoup. (08) Il n'est pas matérialiste, pas du tout, il semblerait que ça soit Lily qui ait hérité de ce côté-là. Leo se garde de cette société consumériste qui asservit, abêtit et distille individualisme et narcissisme sur son chemin. Son refus total de participer à l'effort collectif de cette grande destruction, on ne le comprend pas, tout comme on l'interprète mal : Leo est animé par la passion, par ses convictions, pour bâtir et atteindre un idéal. Son idéal. Dans l'intervalle, il le construit secrètement entre ses mots ou ses notes, à travers ses clichés et ses relations. Comme tous les passionnés, il est têtu et têtu jusqu'à la bêtise : il a fermé son compte en banque, refuse de posséder une carte bleue ou un téléphone portable décent et n'achète pas grand chose. Ses besoins sont minimes, cantonnés à sa soif de culture et aux cadeaux qu'il offre. Il achète des livres, ouais, et une fois repu, dépose l'objet sur un banc public pour qu'il profite à d'autres. Seulement si le bouquin lui a plus, bien sûr. Il griffonne souvent un petit mot sur la page de garde comme une dédicace un peu low-cost. Il donne son avis Leo, rédige une citation qu'il a particulièrement aimée et signe de son nom honni, Leonard. C'est les livres qu'il deale prioritairement mais il fait ça pour tout, semer des petits brins de lui partout en ville, toutes ces choses qu'il achète par deux pour offrir la culture ou des objets de première nécessité de la plus désintéressée des façons. On dit qu'il gaspille son fric mais c'est des conneries, parce que Leo est de ceux qui estiment qu'à la fin, quand on regarde en arrière, on se rappelle davantage des souvenirs vécus que des objets achetés. C'est à ça qu'on reconnaît la richesse d'une vie, à ce qu'on a fait, pas à une paire de pompes à trois mille balles. C'est pourquoi ses plaisirs sont simples, ses rencontres aussi. Même s'il a une conscience accrue de son hypocrisie, Leo. Vivre simplement, c'est un caprice de gosse de riche qui n'a pas besoin de trimer pour payer son logement, ses études, qui peut balancer des chèques indécents à des associations et filet des coups de pouce aux potes moins bien lotis. Il sait. Et c'est déjà mieux que rien. (09) Leo, il se balade toujours avec le coeur entre ses doigts et un appareil photo autour du cou. Toujours. Il a l'instantané, celui pour les amis et les familles, le lomo' sympa qui permet de conserver des souvenirs, des instants de vie et puis l'autre. Le vrai, son Leica acheté d'occasion chez un vieux collectionneur bourru qui n'a pas voulu lui lâcher avant d'avoir un aperçu de ses photos. L'argentique, y a que ça de vrai et c'est pas Leo qui dira le contraire : c'est son appareil, qui l'a fait tomber amoureux de la photographie. Pas l'inverse. Il a zéro prétention, juste l'âme artiste qui décèle la beauté partout, dans les moindres recoins, jusqu'aux ruelles les moins engageantes ou les types à l'air revêche. Leo, il prend des photos de tout. Tout le temps. Il a toujours aimé voler des moments singuliers pour les conserver précieusement, des détails débiles qui n'ont du sens que pour pour lui et dans ses albums, dans sa chambre, c'est plein de plaques d'égout, de grains de beauté, d'yeux, de chevilles et de tables en formica. Il aime la macro, les gros plans, les détails. Son exercice préféré est le portrait, mais celui à la volée, sur le vif, celui qui ne pose pas, qui dévoile plus qu'une plastique. Bien sûr, son modèle favori, c'est Lily. Lily dont la silhouette est découpée en milliers de petits éclats, de fragiles parcelles sublimées sur pellicule. Mais quand il ne fait pas de portrait, Leo il aime saisir l'instant, la poésie. Et ce qu'il photographie le plus, c'est les flaques. Ouais, les flaques. Ça l'émeut, allez savoir pourquoi, elles sont fragiles, éphémères, le vent en fait vriller la surface et avec le bon angle de vue, elles reflètent souvent des trésors cachés. S'il devait se définir, Leonard, il se dirait photographe de flaques. (10) Elisabeth, c'est son écorchure au palais, la plaie qui ne cicatrice jamais car on ne cesse d'y toucher. C'est la Juliette à son Roméo, la beauté des amours interdits et des drames romantiques qu'il affectionne tant, avec le destin contrarié qui s'en mêle pour les mener inéluctablement à leur chute. Mais Ellie, elle a chuté seule, sans lui, et Leo ça le bouffe. Son décès l'a bouleversé et le bousille encore parce qu'il aurait aimé la sauver, il aurait voulu la sauver, des autres ou d'elle-même, ça, il l'ignore encore. Ellie et Leo, ils se connaissaient depuis toujours, de loin. Leurs parents étaient intrinsèquement liés, de ces grandes familles fondatrices qui s'apprécient de loin et cultivent une forme de rivalité qui passait bien au-dessus des têtes blondes de leurs mômes. Leo, en doux rêveur, était fasciné par Ellie, par sa réserve, sa façon d'être si énigmatique et poétique et puis un jour, de rivales leurs familles sont devenues ennemies juste au moment où ils se rapprochaient en douceur, où son coeur à lui se retrouvait épris, prisonnier volontaire des phalanges d'Elisabeth Maddox. C'est elle qui a fait les premiers pas, c'est elle encore qui a suggéré qu'ils s'aiment en secret, loin des regards et des injonctions familiales. Leo, il n'aime pas les secrets, lui il porte son palpitant entre ses paumes et le montre en permanence, il ne cache rien. Mais pour elle, il l'a fait. Il ne s'est confié qu'à Lily, son double. Ils avaient dix-sept ans et la passion au bord des lèvres, embrasée par le goût de l'interdit. Car un Fitzgerald ne pouvait plus s'approcher d'un Maddox, pas après la trahison politicienne de Richard. Elle a été sa Juliette, son héroïne des temps modernes, une tragédienne et Leo, il bravait volontiers le destin contrarié qui empêchait leur histoire de fleurir tout à fait. Et puis papa, il a su. Ils avaient dix-huit ans et des promesses plein le coeur, de s'aimer pour toujours, de s'épanouir loin des regards à l'université du Maine. Mais papa, il a été blessé dans son orgueil, dans son autorité, dans son amour propre, presque dans son amour filial, vivant la relation illicite de Leo comme une trahison, un couteau dans le dos. Il pactisait avec l'ennemi. C'était faux, bien sûr que c'était faux, mais on ne fait pas entendre raison au tyran doucereux. On abdique ou on se révolte et Leo, pour la première (et dernière fois) il a décidé d'abdiquer, désireux d'apaiser les tensions au lieu de jeter du sel sur les plaies. Alors il a quitté Ellie, son Ellie, sa Juliette. Il l'a quittée sous un prétexte fallacieux, a déclaré du bout des lèvres qu'il l'avait trompée, qu'il ne l'aimait plus, alors que c'était faux. Il l'aimait, il n'aimait qu'elle. mais il a souhaité l'épargner des roueries familiales, de la guerre froide sanglante entre leurs familles depuis que Richard Maddox était devenu maire. Sa mort a été terrible à surmonter. Parce qu'Ellie, depuis leur rupture, elle ne lui parlait plus. Elle l'a effacé de son existence comme une rature sur une feuille blanche et Leo en souffrait, de loin. Ellie, elle a le goût des relations inachevées, la poésie de ce qui aurait pu être mais ne sera jamais et sa mort l'a profondément attristé. Il se sent aussi coupable, Leo, d'avoir joué le jeu du secret, d'avoir menti, aussi, en pensant bien faire, en pensant la protéger. Alors que c'était si peu lui... (11) Depuis l'enfance, Leo est végétarien. Il est devenu végétalien à sa majorité, par conviction, par volonté de suivre une voie qu'il estime éthique. Son engagement est avant tout citoyen, une question de bien-être animal. Car s'il déteste cette société déshumanisée, il ne peut que conchier sur cette façon de produire à la chaîne, des pâtes comme de la putain de viande ou du lait, sans respect pour les bêtes qui subissent des traitements terribles et dégradants. Il s'est renseigné, beaucoup, il sait que l'homme n'a pas besoin de protéines animales pour survivre et s'il ne fait pas de prosélytisme, il n'oublie jamais de glisser l'air de rien que si chacun réduisait sa consommation, la situation actuelle catastrophique ne serait déjà plus un problème. ✩ Leo n'est pas technophile. Son téléphone est une antiquité qui lui sert à... téléphoner (fait assez rare pour être mentionné), préfère écrire dans des carnets que taper à l'ordinateur et n'a toujours pas compris l'intérêt des objets connectés, des selfies ou des réseaux sociaux. Il aime la technologie lorsqu'elle sert à sauver des vies, à améliorer le monde et la sécurité d'autrui mais en craint l'usage que la politique en fait. Une instrumentalisation vouée à surveiller, collecter, espionner l'humanité. A détruire au lieu d'améliorer, et ça le fait flipper. Alors Leo, il est plus tourne-disque que lecteur MP4, il préfère ses vieilles consoles à une PS4 et emprunter le mac book rose gold de Lily plutôt que d'avouer que oui, il aimerait bien en avoir un. ✩ En revanche, il est très attaché à sa machine à écrire, une antiquité chinée aux puces, qui ressemble à celle sur laquelle tapaient nombre de ses auteurs favoris. Prônant l'écriture quasi-automatique, qu'on ne guide ni ne brime, Leo la trouve parfaite pour coucher ses émotions brutes de décoffrage, jetées sur le papier comme autant d'uppercuts. Il affectionne cette connerie allemande datant des années quarante qui semble tout bonnement increvable. Quand il l'utilise, bercé par le bruit significatif de ses touches, il aime à songer qu'elle continuera à imprimer inlassablement des caractères sur du papier bien après qu'il soit lui même bouffé par les vers ou jeté aux quatre vents. ✩ Leo fume, c'est l'un des rares vices dont il n'essaye pas de se débarrasser pour devenir une meilleure version de lui-même. Il a souvent une clope au bec, mais parfois la laisse se consumer seule, pris par d'autres grimes. Sa marque préférée, la seule qu'il s'achète d'ailleurs ? Des Gauloises, qui ont un goût de France des années soixante, une temporalité qu'il aurait aimé connaître. Surtout pour Jean Seberg façon A bout de souffle. ✩ Adolescent un brin rebelle, Leonard s'est fait tatouer par le pote d'un pote, en soirée. Un mec d'en-bas, du monde qu'il fréquentait loin de la sphère privilégiée avec qui il ne partage rien, si ce n'est un portefeuille d'actions. Même s'il ne regrette pas sa connerie, il en reconnaît le caractère cliché : derrière l'oreille droite, sur la peau toute fine et préservée du regard, il arbore un code barre. Une façon de dire merde, de dénoncer la société de consommation. Avec une révolte inutile, adolescente. Pour autant, il ne s'est pas arrêté là. Il partage avec Lily un tatouage rien qu'à eux, une preuve formelle de leur fusion, à l'encre de leurs peaux. Dans le creux du poignet droit de Lily trône une jolie étoile et sur le sien, à gauche, un croissant de lune dans lequel son astre pourrait venir se lover sans mal. Le dernier tatouage en date (et dernier tout court, il le promet sans y croire) s'affiche sur sa poitrine : un coeur à la beauté stylisée, fait de poésie et de vagues marines, à l'emplacement du sien. ✩ Leo écoute beaucoup de folk et de rock indé, des vieilleries comme du plus récent. Il a un penchant pour le rock des années soixante (les Doors, les Kinks) et un autre pour Cat Stevens et Lou Reed. Musicien, il apprécie la musique classique davantage comme une oeuvre d'art à la perfection douloureuse que comme une musique en tant que telle. Il ne s'abandonne pas en l'écoutant, il est au contraire très concentré pour en admirer la plus subtile variation selon l'orchestre, le morceau, son état d'esprit. A ses yeux, rien n'est plus beau qu'observer Lily la ballerine virevolter sur une musique belle à en chialer. ✩ Leonard est un type engagé que rien ne détourne de ses valeurs, ce qui peut s'avérer agaçant. Il est adhérent d'un nombre d'ONG impressionnant et cotise chaque année une somme bien supérieure à ce qu'il dépense en fringues. Si c'est un homme bon, un peu à côté de ses pompes parce qu'il est persuadé que d'un éveil de conscience commun surgira la paix dans le monde, il sait se montrer très intransigeant. Surtout avec ceux qui bafouent ses valeurs. Après ses études de médecine, il rêve de s'engager auprès de Médecins du Monde ou sans frontières, il hésite encore. ✩ Leo ne conduit pas et refuse de passer son permis. Lui, c'est un contemplatif, il aime marcher, le nez en l'air et l'esprit à mille lieux d'ici et lorsqu'il doit réellement se déplacer d'un point A à un point B, il utilise son vélo ou se fait conduire. Pour 2017, il vient de s'offrir une trottinette et trouve dans cette façon de se déplacer une poésie folle. Qu'il est le seul à percevoir. ✩ Leo est souvent confondu avec un hipster et comme tous les hipsters, c'est quelque chose qu'il déteste profondément. Parce que lui, n'a pas de compte instagram à la gloire de son muesli ou de son café crème. ✩ Il est myope, Leo, et porte pour lire des lunettes de vue qu'il adore. Il se trouve un air d'Allen Ginsberg ou de James Franco ... Personne n'a encore osé lui dire qu'il se fourvoyait complètement. Mais il n'empêche que les lunettes lui donnent un je ne sais quoi attendrissant. ✩  Leo a adopté un chien, il y a moins de deux ans. Un petit bâtard poilu, hirsute et malingre avec ses trois pattes dignes d'un flamant rose. Ouais, trois. le pauvre Howl (renommé ainsi à cause de son amour pour Ginsberg et sa prose) a subi la connerie humaine : il s'est fait écraser par une bagnole et ses propriétaires n'ont pas daigné l'emmener chez le véto. Parce que ça coûte cher. Au bout de trois semaines qu'il hurlait à la mort, ils l'ont déposé au refuge de Whitewall, en pleine nuit. comme des putains de lâches. c'est là que le verdict est tombé : son os était en plus de quarante et un morceaux, l'amputation ou l'infection et le risque d'y clamser. Leo a parrainé l'opération comme bon nombre d'autres altruistes et a fini par adopter le toutou au regard mouillé et reconnaissant. Cet éclopé de la vie le suit partout, il trottine gaiement derrière lui, pas du tout encombré par son handicap, jappant de bonheur à tous les inconnus qui ralentissent le pas pour lui flatter le crâne. Désastreusement craintif mais pas agressif, ce chien aux mimiques expressives est capable de faire craquer n'importe qui selon Leo. Selon Leo seulement, conquis, car il est objectivement plutôt moche ce que ne cesse jamais de rappeler Lily, dans une compétition implicite avec son matou féroce. ✩ Chez les Fitzgerald, il fallait exceller, en tout. Un esprit sain dans un corps sain, qu'ils disent. Alors Leo, il a choisi la natation, comme tout enfant de l'eau, la plongée pour les mêmes raisons puis il a abandonné le premier pour la voile, à l'adolescence comme 80% des habitants du Maine. Mais pour occuper les mercredis des Fitzgerald, c'est le tennis que bébé Leo a choisi. par défaut, dans une volonté dorénavant envolée de rentrer dans le rang. Son coup droit est redoutable mais il n'aime jouer qu'en double et n'apprécie pas la compétition. C'est la raison pour laquelle il a cessé lorsque son niveau adolescent lui ouvrait la porte des rivalités avec les villes voisines, d'un classement et de matchs hebdomadaires. Trop peu pour lui. Lui, il préfère sa gratte et son vieux leica. Mais il aimerait bien reprendre, Leo, pour le plaisir, en coopération avec quelqu'un et sans enjeu. Parce que le tennis l'apaise.

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Bonnes résolutions 2017, carnet préféré de Leo.

☐ tenter le zéro déchets plus sérieusement (échec assuré)
☐ acheter plus de fringues écologiques et équitables
☐ arrêter d'imaginer une rencontre fortuite avec emma watson qui n'arrivera jamais.
☐ arrêter de laisser la même emma watson coloniser mes rêves
☐ écrire un livre (échecs : 2014, 2015, 2016)
☐ écrire toujours plus
☐ profiter de ma famille
☐ essayer de me montrer plus tolérant avec les abrutis de médecine
☐ emmener lily voir casse-noisettes à new york
☑ offrir un toilettage à howl au lieu de mes coupes homemade
☐ offrir des toilettages à howl tous les trois-quatre mois (?) pour qu'il soit plus beau que cette teigne de chat
☑ ranger définitivement la megadrive et la supernes
☑ garder la N64 comme concession de moi à moi-même pour les mario kart alcoolisés
☐ préparer une surprise qui ait du sens pour nos six mois
☐ lui écrire une chanson (trop tôt ?)
☐ organiser un road-trip à travers les usa avec toute la famille
☐ partir en vacances au costa rica avec lily
☐ améliorer mes relations avec papa
☐ ne jamais mentir
☐ trouver un autre sujet d'étude que les flaques d'eau (?)
☑ commencer le piano
☑ passer du temps avec un sans-abri et m'intéresser à lui plus qu'à sa condition au lieu de me contenter de lui offrir un repas ou un billet
☑ fermer mon compte en banque pour arrêter d'engrosser la finance (échec assuré)
☐ vivre sans compte en banque pendant toute l'année
☐ reprendre le tennis ...
☐ cesser de me coucher à trois heures du matin
☐ arrêter la clope. pour de vrai.
☐ tenter l'écriture automatique des surréalistes
☐ passer un week-end la nouvelle orléans avec Elle
☐ ou à portland
ou ?
☐ changer de portable et arrêter de passer pour un hipster de merde à cause de mon 3310
☐ ne PAS acheter d'iPhone
☑ m'acheter une trottinette même si Lily se fout de ma tronche
☐ lire plus de bouquins féministes pour comprendre l'immensité du problème
☐ aider lily à détruire le patriarcat ...
☐ ... et arrêter de pomper sa liste de résolutions pour créer la mienne.


Dernière édition par Leo Fitzgerald le Lun 20 Mar - 0:01, édité 2 fois
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ce message a été posté le Sam 18 Mar - 21:08

La Famille Fitzgerald
BLOOD IS THICKER THAN WATER
Bien plus qu'une famille, les Fitzgerald ont l'indécente arrogance de se considérer comme une dynastie et cela depuis déjà des générations. En effet, dans l'imposant manoir du patriarche (Henry, le grand-père, ancien maire et fringant retraité) est mis en lumière l'acte d'immigration de John Fitzgerald, irlandais de son état, premier de sa famille à poser un pied en Amérique pour participer au fondations de la colonie de Plymouth, en 1620. C'est aux balbutiements de l'automobile et à la clairvoyance d'un illustre ancêtre que les Fitzgerald doivent les prémices de leur fortune, aujourd'hui capitalisée grâce à un empire automobile revendu aux actionnaires bien longtemps avant les crises du secteur. Installés à Whitewall depuis la fondation de la ville, les Fitzgerald font partie de ces founding families insérées dans la vie locale et les traditions, avec un maire à chaque génération et un nombre de terrains impressionnant : 18% de la ville est bâtie sur un sol meuble qui leur appartient, offrant des rentes suffisantes et un patrimoine immobilier conséquent. D'ailleurs leur opulence et leurs ambitions politiques ont toujours poussé les Fitzgerald à se considérer comme des Kennedy locaux, en mieux, car de tradition républicaine et sans décès absurdes. Au sein de cet illustre clan, il est d'ailleurs primordial de réaliser l'importance du sang : les liens y sont plus solides qu'au sein d'une mafia italienne et chaque membre se doit de travailler aux intérêts de toute la famille, au risque de payer au centuple le moindre manquement. Aussi, à chaque génération les Fitzgerald se répandent dans les arcanes du pouvoir, de la finance, du droit et de la politique pour influencer, s'enrichir, se préserver. Néanmoins, malgré l'autorité naturelle qui émane des patriarches, les dernières générations se révèlent friables et le brillant halo de prestige qui entourait jadis ce nom n'est plus qu'une lueur vacillante, foulée au pied par une jeunesse moderne, préférant aux sacrifices et aux complots le vent de la liberté. De loin, les Fitzgerald brille plus fort car chez eux, il faut paraître, paraître à tout prix, et c'est un travers au sein duquel les enfants d'aujourd'hui refusent de s'enliser tout à fait. Cette famille parfaite, elle agace autant qu'elle force l'admiration, ils sont sans aspérités, lisses à en crever, ils brillent si fort qu'ils en éblouissent les voisins complexés par leurs cookies mieux faits, leur pelouse mieux entretenue, et leurs toilettes si jolies. Mais il y a aussi le poids du secret qui règne en maître derrière les portes closes, ainsi que le spectre des névroses... En revanche, en dépit des rivalités et des zones d'ombres qui obscurcissent nombre de relations, les Fitzgerald se révèlent unis dans les épreuves et sont d'une loyauté sans faille les uns envers les autres. La famille est essentielle à leurs yeux et rien, absolument rien ne doit l'outrepasser. C'est la seule règle immuable, à laquelle personne ne déroge : ensemble, on est plus fort.

Les pnj

Henry, Fitzgerald
78 ANS, VEUF, RETRAITE, PATRIARCHE.

Henry Fitzgerald, le patriarche est de ces hommes intimidants, au regard perçant et à la mine singulière éternellement coincée entre gravité et une forme de mépris doucereux. Aujourd'hui âgé de 78 ans, il vit dans une demeure somptueuse, seul depuis le décès de son épouse bien-aimée (la seule à profiter de son maigre capital sympathie), la douce Rose, une femme au coeur d'or, qui a toujours comblé d'amour et de tendresse ses petits-enfants, jusqu'à son décès il y a cinq ans. Malgré son âge, Henry n'a rien perdu de sa verve lapidaire et de ses allures de prédateur en chasse. Brillant, solide comme un roc et d'une ambition démesurée, il est celui grâce à qui les Fitzgerald atteignirent un nouveau sommet dans l'opulence avec la vente de General Motors dans les années 80, bien avant le déclin du secteur. Vétéran, républicain et autoritaire, Henry ne croit aux rapports sociaux que lorsqu'ils sont dominés par la force et son intuition ne lui fait jamais faillite : calculateur, brillant, dominant, il a beaucoup d'amis à Whitehall ... et tout autant d'ennemis, ne craignant ni les hostilités et encore moins de flirter avec les limites de la légalité pour le bien de son empire. Intraitable, doté d'une sensibilité raréfiée, il n'est pas très porté sur la famille qu'il considère comme autant d'atouts dans un jeu de cartes. C'est tout, sauf lorsqu'il s'agit de son fils William, qui a largement dépassé ses attentes. Aussi, il n'a pas hésité à monter ses fils l'un contre l'autre pour en tirer le meilleur tout comme il n'hésite pas à se retrancher loin de la nouvelle génération brouillonne, dont la plupart restent sourds à son influence. On dit d'Henry que c'est un grand homme et comme tous ceux qui prétendent l'être, il se montre solitaire et revêche. Depuis huit mois maintenant, il cache à tout le monde sa leucémie, refusant de périr dans un lit d'hôpital, comme un moins que rien. Lui préfère souffrir et rester debout, jusqu'à la fin. Nul doute que sa perte prochaine affectera le clan Fitzgerald, déjà bien friable...

William, Fitzgerald
55 ANS, MARIE, GOUVERNEUR DU MAINE.
Cadet des Fitzgerald et de bonne composition, William a été façonné malgré lui par la rivalité qu'alimentait son frère aîné Charles, jaloux de ses facilités. Car c'est la grande force de William, outre son caractère affable et son aisance à se faire apprécier du plus grand monde : tout lui réussit et c'est aussi ce don qui le mènera à sa perte. Lui qui n'a ni grande ambition ni quelconque passion découvre qu'il peut exceller en tout, en un temps limité, ce qui causera à chaque fois à son frère Charles des accès de rage mal contenus. Vif et brillant, encouragé par son père Henry en adoration devant ce rejeton qui n'a hérité que de ses qualités, sans ses défauts, William prendra part sans le vouloir à une compétition exacerbée qui, si elle ne le stimulera pas tellement, affectera le caractère déjà taciturne de son frère aîné. D'une jeunesse indolente, insouciante et charismatique, William se découvre des qualités de leader et partout où il passe, il est populaire, entouré d'adolescents qui l'admirent et de jeunes filles qui rougissent à son passage. Porté par une vie facile, galvanisé par l'aura de familles prestigieuse dans une petite ville (lui et Richard Maddox, son plus vieil ami, dominent la caste du lycée), Will oublie ses propres aspirations et se fond dans celles de son père, qui rêve pour lui de politique, bien que son frère souhaite également embrasser la même carrière. Eloquent, pertinent, concerné, William entre très tôt au parti républicain, parallèlement à ses études de sciences politiques. Mais plus il avance dans sa vie bien rangée, plus les défauts propres aux hommes dominants de la famille, génération après génération, le rattrapent : d'affable il devient calculateur, de tolérant il devient clivant, et s'il reste magnétique, il est aussi tyrannique. Car William a été façonné, forcé à entrer dans le moule d'une vie qui ne lui correspondait pas jusqu'à altérer définitivement sa personnalité. Et aujourd'hui, il reproduit, mécaniquement, le même schéma nauséabond avec ses propres enfants, qui devraient se conforter à ce que doit être un Fitzgerald, avant de choisir une aspiration. Rigide et méthodique, froid et peu enclin aux grandes démonstrations d'affection qui lui échappent totalement, William n'a pourtant rien perdu de l'aura singulière de golden boy qui l'a toujours nimbé : très courtisé en public, il est de ceux qui imposent le respect et que l'on écoute sans sourciller. Aussi, il a évidemment été élu maire de Whitewall, par deux fois, avant de se faire trahir par son plus vieil ami, Richard Maddox, et briguer le poste de gouverneur du Maine, qu'il occupe aujourd'hui depuis cinq ans, entamant un second mandat.

Alice, Fitzgerald
52 ANS GESTIONNAIRE DU PATRIMOINE DES FITZ.

en construction.

Liens

William Fitzgerald (≈) entre leo et william, la communication est ardue tant ils ne parlent pas le même langage. aux yeux du fils, le père représente l'autorité tant décriée, la tyrannie doucereuse et la personnification du modèle républicain qu'il déplore. aux yeux du père, leo est un électron libre, un garçon sensible (dont il a longtemps craint le spectre de l'homosexualité) dont la nature n'a rien d'un fitzgerald. il le tolère, son fils, il le laisse s'épanouir dans ce qu'il considère comme étant des "excentricités" et il l'aime, aussi. il aime sa nature que rien ne semble altérer mais est bien incapable de gommer les sensations de leo, qui croit toujours n'être qu'une vague déception à ses yeux. mais leonard, il pardonne, il pardonne tout car la famille prime alors il essaye, toujours. de parler à cet homme qu ne le comprendra jamais, de le réconcilier avec lily, de lui souffler un peu de modernité derrière sa carapace inflexible, magnanime, charismatique mais surtout surannée. et si william ne parvient pas à exprimer à son benjamin la fierté qui est la sienne en le voyant s'épanouir, il lui offre un cadeau plus précieux encore : la paix. l'absence de pression qui pèse sur ses aînés, que leo prend comme une manifestation supplémentaire de son indifférence. un seul conflit les a opposé dans cette tiède armistice et il fut douloureux : lorsque william apprit que leonard entretenait une liaison secrète avec elisabeth, la fille de richard maddox, il en fut terriblement blessé, ne lisant dans cet acte qu'une rebéllion visant à le blesser en pactisant avec ceux qui l'avaient trahi. pas de l'amour, pas des sentiments sincères à la beauté douloureuse. il lui demanda de la quitter, pour lui, pour la famille, par loyauté, seul sentiment aux yeux de leonard plus fort que l'amour. et il l'a fait. pour la première et dernière fois, il abdiqua face à william, face à la réelle détresse d'un homme dont l'honneur venait d'être bafoué pour du vent. leo, il a choisi de blesser ellie plutôt que son paternel et depuis sa mort tragique, il regrette tous les jours ce choix, creusant encore un peu le fossé qui le sépare de son propre père.
Alice Fitzgerald (★)
Bren(don) Fitzgerald (⚡️︎)
Daisy Fitzgerald (☼)
Jude Fitzgerald (★)
Lily Fitzgerald (∞) les mots manquent à leo pour évoquer sa jumelle, la plus précieuse à ses yeux, la femme de sa vie, la vraie. c'est pas sa maman qu'il aime tant, c'est pas ses petites amies devant lesquelles il tombe pourtant à genou, pétri d'une dévotion romanesque, c'est sa lily. lily la tigresse, sa tigresse, sa moitié. sa jumelle, c'est une extension de son être, de sa chair, c'est l'assurance de ne jamais être seul, jamais, c'est le phare au milieu de la tempête, un feu follet, un arc en ciel. lily, c'est son tout et s'il devait s'arracher le coeur pour sauver le sien, il le ferait sans hésiter. la gémellité, aussi fusionnelle, est délicate à comprendre pour qui ne la vit pas. mais leo, il croit fermement que lily est son âme soeur au sens le plus platonicien du terme : un seul être scindé en deux par la colère divine et qui a retrouvé sa moitié, comme si les jumeaux enlacés s'étaient mêlés jusqu'à l'âme dans le ventre maternel, s'offrant des éclats d'eux précieux, une faculté de comprendre l'autre avec ses différences et ses envies. pour lily, il est prêt à tout leo, il est aveugle et sourd dès qu'il s'agit d'elle et s'il pouvait devenir une extension de son être, vivre en elle et par elle, il s'y loverait pour toujours, avec la sensation d'être exactement à sa place. leo, il appartient à lily comme il n'appartient à personne, il a la conviction profonde d'être sien sans jamais la considérer comme sienne, pourtant. lily, il l'admire plus que toutes ces femmes qui lui crucifient le coeur, il l'idéalise aussi, il la protège, toujours. il est là pour baiser ses bleus au coeur, pour chasser le chagrin partout où il tente de s'installer, pour lui rappeler combien elle est merveilleuse, douloureusement talentueuse, comme il l'aime et comment il est fier, fier d'être son frère, de vivre dans un monde rose bonbon qui lui appartient. car lily, c'est sa reine.

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en construction, je rédigerai les liens après validation des bb Fitz


Dernière édition par Leo Fitzgerald le Jeu 23 Mar - 15:36, édité 11 fois
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ce message a été posté le Sam 18 Mar - 21:09

aux encres des amours

elisabeth maddox (✞) elisabeth, c'est son écorchure au palais, la plaie qui ne cicatrice jamais car on ne cesse d'y toucher. c'est la juliette à son roméo, la beauté des amours interdits et des drames romantiques qu'il affectionne tant, avec le destin contrarié qui s'en mêle pour les mener inéluctablement à leur chute. mais ellie, elle a chuté seule, sans lui, et leo ça le bouffe. son décès l'a bouleversé et le bousille encore parce qu'il aurait aimé la sauver, il aurait voulu la sauver, des autres ou d'elle-même, ça, il l'ignore encore. ellie et leo, ils se connaissaient depuis toujours, de loin. leurs parents étaient intrinsèquement liés, de ces grandes familles fondatrices qui s'apprécient de loin et cultivent une forme de rivalité qui passait bien au-dessus des têtes blondes de leurs mômes. leo, en doux rêveur, était fasciné par ellie, par sa réserve, sa façon d'être si énigmatique et poétique et puis un jour, de rivales leurs familles sont devenues ennemies juste au moment où ils se rapprochaient en douceur, où son coeur à lui se retrouvait épris, prisonnier volontaire des phalanges d'elisabeth maddox. C'est elle qui a fait les premiers pas, c'est elle encore qui a suggéré qu'ils s'aiment en secret, loin des regards et des injonctions familiales. leo, il n'aime pas les secrets, lui il porte son palpitant entre ses paumes et le montre en permanence, il ne cache rien. mais pour elle, il l'a fait. il ne s'est confié qu'à Lily, son double. ils avaient dix-sept ans et la passion au bord des lèvres, embrasée par le goût de l'interdit. car un fitzgerald ne pouvait plus s'approcher d'un maddox, pas après la trahison politicienne de richard. elle a été sa juliette, son héroïne des temps modernes, une tragédienne et leo, il bravait volontiers le destin contrarié qui empêchait leur histoire de fleurir tout à fait. et puis papa, il a su. ils avaient dix-huit ans et des promesses plein le coeur. mais papa, il a été blessé dans son orgueil, dans son autorité, dans son amour propre, presque dans son amour filial, vivant la relation illicite de leo comme une trahison, un couteau dans le dos. il pactisait avec l'ennemi. c'était faux, bien sûr que c'était faux, mais on ne fait pas entendre raison au tyran doucereux. sa mort a été terrible à surmonter. parce qu'ellie, depuis leur rupture, elle ne lui parlait plus. elle l'a effacé de son existence comme une rature sur une feuille blanche et leo en souffrait, de loin. ellie, elle a le goût des relations inachevées, la poésie de ce qui aurait pu être mais ne sera jamais et sa mort l'a profondément attristé. Il se sent aussi coupable, leo, d'avoir joué le jeu du secret, d'avoir menti, aussi, en pensant bien faire, en pensant la protéger. alors que c'était si peu lui...
emma sinclair ( ♥️) emma, c'est sa catastrophe magnifique, la rencontre inopinée, le coup de foudre immédiat. leo l'a avisée, perdue sur le campus avec son air brouillé, et ça l'a frappé, au premier regard, la sensation d'une autre âme que la sienne venant s'installer dans le coeur. après une journée entière passée à refaire le monde, à déambuler dans les rues en partageant davantage de conversations profondes que de la drague inutile, ils se quittent au petit matin sans même un baiser et échangent leurs coordonnées... pour que leo, incorrigible, la rappelle à deux pas. s'en suit une relation naturelle dès ses prémices, intense et déjà écrite, comme si elle coulait de source. depuis fin septembre (le 26), leo est mordu. sa divine idylle, elle est typiquement le genre de femme idéalisée devant laquelle les romantiques tombent. emma est une artiste et une muse, une flamme charismatique dotée d'une vraie présence et d'une aura mystérieuse qui fait d'elle bien plus qu'un physique même si belle, elle l'est nécessairement. c'est une femme fière qui ne se livre pas facilement et ne rend jamais les armes, une force de la nature entière, passionnée, jamais acquise. emma, c'est l'héroïne libre et effrontée que chérissent les écrivains, les poètes et les doux rêveurs comme lui. féminine et sensuelle, insoumise et magnétique, excessive et insouciante, femme enfant et femme fatale. leo, il l'aime, il se donne entièrement, il rêve d'absolu et de lui décrocher la lune et les étoiles, ignorant tout du petit ami d'emma qui l'attend sagement en france, sourd à la mélodie lancinante de la trahison qui se rapproche.

family affair

beth abbot, delilah abbott, isaac abbott, micah abbott, noé abbott (★) les abbott, c'est cette famille dévote et un peu cinglée qui alimente les ragots et fait changer les mômes de trottoir, lorsqu'ils passent devant leur bâtisse. les abbott, c'est le cadeau empoisonné qu'a reçu william fitzgerald en épousant sa femme : une famille déviante, des canards boiteux pour ternir l'éclatante perfection des fitzgerald. mais les abbott, c'est surtout des gamins maltraités, qu'ont rien demandé, des enfants qui subissaient des traitements inhumains dans la plus grande indifférence et qui, souvent, quand c'était trop, venaient se réfugier dans l'imposant manoir de leur tante pour une accalmie bienvenue. si william a toujours gardé ses distances avec cette ribambelle de mômes, ce n'est pas le cas de ses enfants, élevés avec eux. aussi, les cousins fitzabbott sont proches, aussi proches qu'ils peuvent l'être, soudés par les épreuves et leonard, si famille, ne déroge pas à la règle, loin de là. parce qu'il y a noé qu'il admire tant, noé et son amour de la littérature, noé et ses silences, noé et sa personnalité complexe. noé, qui a pris la place de modèle lorsque bren l'a perdue, quelque part dans wall street. il y a beth, beth en souffrance, beth qu'il aime tant et a envie de sauver d'elle-même. il y a micah, le sensible, micah qui lui ressemble un peu mais qui n'a jamais fleuri. micah que leo tente d'arroser jour après jour, de planter des graines au sein de sa jolie caboche. leo, il aimerait qu'il ose, micah. qu'il ose aimer, qu'il ose se donner. qu'il ose s'élever. et puis y a dee, bébé dee, la petite soeur qu'il n'a jamais eue, la môme modèle qui se transforme à la nuit tombée et qu'il surveille de loin, pour ne pas qu'elle pas qu'elle se perde dans les nuits fauves.

il y a ton sourire

apolline bayers (∞) apolline, c'es l'amitié organique, la meilleure d'entre toutes, presque une seconde jumelle si ... s'il n'y avait jamais eu plus, entre eux. mais apo, c'est sans doute le tout premier amour de leonard, les premiers émois enfantins et adolescents, détruits dans l'oeuf par une promesse imposée par lily, effrayée à l'idée que leur complicité inébranlable ne soit mise à mal par le torrent des sentiments. leo, il n'avait pas droit d'aimer apopo, pas comme ça. il l'a promis, avec son sang, il a juré à lily que jamais, jamais, jamais il lui ferait ça. et si les sentiments ne se sont jamais tout à fait évanouis, ils se sont tus. rangé sous le tapis des amours mortes. apo, c'est l'amie prodigieuse, celle qui sait tout de lui et qui l'aime quand même, celle que leo protège envers et contre tous, celle qui a tant de points communs avec lui que ça en devient presque étrange. leur complicité est infinie, comme celle qui la lie à sa lily et pourtant, parfois, flotte entre eux un parfum de gêne. un embarras qui ne devrait pas exister entre des amis, les relents vaporeux d'une ambiguïté qui refuse de disparaître aussi facilement, surtout quand leurs coeurs sont tous deux disponibles.
maona clark (☼)
marin bates (★)
mickey marin (★)
romee lehane (≈)
victoria humphrey (☼)
yuri wolfe (∞)

bad blood



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je rédige les liens très vite et dans l'attente, je recherche littéralement de tout du plus simple au plus tordu notamment des amis masculins et notamment le bff, des relations conflictuelles même si leo s'y prête difficilement, c'est intéressant (donc avec les bad boys et les sales garces, j'pense), des ex parce que l'amour et leo ne font qu'un, bon on va pas se mentir il est souvent le largué donc allez-y, brisez son pauvre petit coeur, et que sais-je, j'suis open bar à tout.


Dernière édition par Leo Fitzgerald le Mar 28 Mar - 23:48, édité 13 fois
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ce message a été posté le Sam 18 Mar - 21:09

rps en cours

emma sinclairles magnifiques
apolline bayers + lily fitzgeraldle bruit et la fureur

rps terminés


rps abandonnés


Dernière édition par Leo Fitzgerald le Mar 21 Mar - 1:02, édité 4 fois
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ce message a été posté le Sam 18 Mar - 21:46

t'aurais une petite place pour moi ? (même si j'suis pas Emma Watson ^^)

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ce message a été posté le Sam 18 Mar - 23:59


always t'as déjà une idée où on cherche ensemble ? j'irai lire ta fiche demain, là je vais sombrer dans le sommeil prochainement je crois
vazy, la réputation sa chérie s'appelle aussi emma, je jure que son statut n'est pas relatif à emma watson What a Face
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ce message a été posté le Dim 19 Mar - 0:40

Et bien comme ils sont dans les mêmes âges à peu près 22/23, je me disais que Léo et Vic aurait put être de très bons amis au lycée. Un de ceux avec qui elle aurait garder contact alors que sa famille quittait Withehall sans explication aucune, leur mail/sms/message facebook se seraient peut être un peu estompé avec le temps mais il aurait put être un de ceux qu'elle a tout de suite recontacté en revenant ici. Aussi je cherche pour la demoiselle un(e) ami(e) à qui elle confierait l'infidélité de son père et l'histoire de l'enfant illégitime. Peut être que ça pourrait être Léo si ils sont assez proche ?

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ce message a été posté le Dim 19 Mar - 2:04

wsh cousin.
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ce message a été posté le Dim 19 Mar - 10:03

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ce message a été posté le Dim 19 Mar - 12:26

@Vic je vais aller lire ta fiche mais en substance ça me paraît super, ouais. sauf pour la partie mails/fb, leo étant légèrement réfractaire aux nouvelles technologies. mais ils auraient pu s'appeler et lui lui aurait sans doute écrit, il adore les lettres Arrow ça me paraît plausible aussi qu'on se confie facilement à lui, c'est une tombe et il sait écouter

@Noé les cousins boiteux nous faut absolument un lien, je cours lire ta fiche (je l'ai déjà fait mais j'en ai trop lu d'un coup, m'en rappelle plus en détail et c'est les détails qui font la différence ) mais déjà avec le métier c'est sûr que ce mec est l'idole de bb leo

@Mao tqt baby, je t'oublie pas, encore moins si en plus on se retrouve dans la même bande
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ce message a été posté le Dim 19 Mar - 13:07

Ah ah, je pense que Vic se serait plier au jeu des lettres, elle aurait même sûrement adoré ^^ (et elle l'aurait taquiner sur Emma Watson, en boucle ! Tout le temps ^^)

On pourrait se faire un rp retrouvaille avec Mao ? Je pense que Vic aurait inviter tout le monde à prendre un verre en arrivant !

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ce message a été posté le Dim 19 Mar - 15:03


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ce message a été posté le Dim 19 Mar - 16:14

bb sprouse avec plaisir
tu as deja un debut d'idée ? je suis du tel et pas fort dispo Mais des que je rentre, je vais lire ta fiche aussi

@Vic volontiers on pourrait peut-être attendre la formation complète de la bande pour faire un rp de bande comme y a déjà vic, mao et leo qui sont à la fois potes et à la fois dans la bande, qu'en dis-tu ?
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ce message a été posté le Dim 19 Mar - 18:23



Je pose ça là comme ça

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ce message a été posté le Dim 19 Mar - 19:09

apopo je viens de rédiger notre lien
on se fait un rp ? à deux ou avec lily ? moi tout me va
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